RAF: Sex & Guns & Politics
De la réalité au mythe : depuis le 25 septembre, le film Baader-Meinhof-Komplex, l’adaptation du livre de Stefan Aust, est à l’affiche en Allemagne et représentera même le pays aux Oscars. Le but revendiqué par le scénariste et producteur Bernd Eichinger est de démystifier l’histoire de l'organisation terroriste Fraction Armée Rouge (RAF).
Tremblez, bourgeois !
La RAF a été active de 1970 à 1998, presque trente décennies au cours desquelles elle assassina 34 personnes. C’est tout un pan de l’histoire de la République Fédérale qui est ici représentée dans un de ses moments de faiblesses, plus particulièrement jusqu’en 1977, une période où la RAF avait réussit à attirer un cercle réunissant plusieurs dizaines de milliers de sympathisants. En 1971, 51% de la population allemande considérait les membres de l’organisation comme des combattants politiques. La société était divisée face aux méthodes à utiliser à l’encontre des terroristes. Les mesures dures prisent par l’Etat ne risquait-elles pas de motiver d’autres vocations terroristes ? Le manque d’action décisive risquait d’un autre côté d’apparaître comme un début de victoire pour l’organisation. En quelques mots, la tension ne fit qu’augmenter au cours des années de plomb, jusqu'à atteindre son paroxysme en 1977, avec le suicide en prison de 3 terroristes ainsi que l’exécution de Hans-Martin Schleyer, président de la confédération des employeurs allemands. Pour beaucoup, la république risquait de sombrer dans la guerre civile.
Où est le mythe, où est la réalité ?
Dans le film pourtant, Baader s’emporte contre le juge et va jusqu’à l’insulter en emportant les applaudissements des spectateurs du procès. Peut-on parler ici de manipulation ? Cherche-t-on vraiment à démystifier la RAF ? La veuve d’une victime a décidé de porter plainte contre le réalisateur car il n’aurait pas représenté l’assassinat de son mari tel qu’il a réellement eu lieu.
Eichinger aurait dû être honnête avec le public est parler d’une stylisation des événements dans le but d’en faire une histoire filmable et intéressante au niveau cinématographique. Cela n’a en soit rien de mal, si c’est un but avoué. C’est d’ailleurs ce que voulait une majorité du public, voir une sorte de nouveau Bonnie & Clyde. Seuls contre tous ! La journaliste Tanja Dückers, n’exprime rien d’autre quand elle prétend que les personnages de la RAF éveillent une certaine « chaleur domestique ». Ils ne représentent plus comme il y a trente ans de dangereux anarchistes le couteau entre les dents en pleine folie meurtrière. Dans un monde ou les dangers et conflits se multiplient pour des raisons souvent obscures pour le commun des mortels, une époque où le plus grand danger était une bande de jeunes ayant, avec le recul, l’air si naïfs, ne peut que susciter un certain réconfort.
Le problème est dans ce désir de faire un film qui pourrait mettre tout le monde d’accord sur l’histoire de la RAF. Mieux vaut chercher les réponses aux questions historiques là où on peut les trouver, et que les cinéastes fassent sans prétention ce qu’ils savent faire le mieux : nous raconter des histoires.

Comments
Le film a sa première française le 12 Novembre. J’hâte de voir moi-même comment Eichinger a interprété un des chapitres le plus noir de l’histoire allemande.
je suis daccord!! :)
la vie change chaque seconde ouiiiii:)
parfois faut faire attention
et pourquoi ne pas refaire ca une fois encore
faut surtout respecter ses idees
seulement ceux qui vivent ca peuvent savoir combien c difficile
lavenir est prometteur dans ce domaine :)
c pas si difficile que ca non?!!
je suis daccord!! :)
la vie change chaque seconde ouiiiii:)
parfois faut faire attention
et pourquoi ne pas refaire ca une fois encore
faut surtout respecter ses idees
seulement ceux qui vivent ca peuvent savoir combien c difficile
c pas si difficile que ca non?!!